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Arc: des élus interpellent Macron pour éviter des licenciements secs
information fournie par Boursorama avec AFP 24/02/2026 à 08:19

L'usine Arc France à Arques(Pas-de-Calais). ( AFP / DENIS CHARLET )

L'usine Arc France à Arques(Pas-de-Calais). ( AFP / DENIS CHARLET )

Des élus des Hauts-de-France ont demandé par écrit à Emmanuel Macron d'intervenir pour éviter des licenciements secs chez le verrier en difficulté Arc, dont l'unique offre de reprise prévoit 800 suppressions de postes, dans une lettre consultée lundi par l'AFP.

Si cette offre "peut apparaître comme une solution de continuité, ses conséquences pour les salariés et le bassin d'emploi - déjà fragilisé - seraient profondes et durables", avertissent dans ce courrier daté de mercredi dernier le président de la région Xavier Bertrand, celui du département du Pas-de-Calais Jean-Claude Leroy, le maire d'Arques Benoît Roussel et d'autres élus locaux.

Des mesures visant à "éviter des licenciements secs aux conséquences humaines et territoriales dévastatrices", c'est-à-dire des dispositifs d'accompagnement des départs volontaires incluant des mesures de préretraite, n'ont pas été "accueillies favorablement par le ministère du Travail" à ce stade, regrettent-ils.

Les élus réclament donc "avec insistance" des "réponses précises et opérationnelles" pour "atténuer l'impact d'une restructuration inéluctable".

Arc France, géant mondial des verres pour les arts de la table qui compte 3.500 salariés à Arques (Pas-de-Calais), a été placé en redressement judiciaire début janvier.

La seule offre de reprise encore en lice est celle de Timothée Durand, fils et petit-fils de dirigeants emblématiques du groupe, associé à Matthieu Leclercq, ancien patron de Decathlon.

Le plan de M. Durand prévoit 800 suppressions de postes sur le site d'Arques, dont 400 départs en préretraite, 100 autres départs volontaires, et au moins 300 licenciements.

Les syndicats déplorent le coût social de ce plan et l'absence d'alternative après le retrait la semaine dernière de l'offre de Patrick Puy, ancien président d'Arc, faute de temps pour peaufiner son projet, qui promettait lui zéro licenciement.

Arc, groupe bicentenaire, emploie au total 5.700 salariés dans le monde. Outre son principal site de production à Arques, il compte trois usines à l'étranger, aux États-Unis, en Chine et aux Émirats arabes unis.

Le groupe a bénéficié par le passé de multiples plans de refinancement soutenus par l'État et les collectivités locales, le dernier il y a un an à peine, avec un nouveau prêt de l'État de 30 millions d'euros.

Emmanuel Macron s'était lui-même rendu à deux reprises à Arques lorsqu'il était ministre de l'Économie, en 2014 et 2016.

2 commentaires

  • 10:55

    tout le monde se plaint que Macron se mêle de tout, mais tout le monde se tourne vers lui au moindre problème. Cocasse


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